Congé de blog

20 novembre 2009

Chers tous,

Non sans plaisir et tressautements, j’ai reçu et lu vos messages par Twitter, Facebook, mél et bien entendu céans. J’en mène grand-joie et liesse !

Ma voracité bibliovore poursuit son cours – ou plutôt ses méandres imprévus – tout comme mes activités aveuglophiles, sans oublier les promenades dans le Massif Central de mes aïeux. Enfin, toujours gameuse assidue, je vous présente mon minois virtuel du moment :

Parmi les nouvelles pertinentes dans le cadre de ce blog, j’annonce avec délices que me voilà enfin répertoriée comme demandeur d’emploi auprès des ASSEDIC, selon les critères suivants : recherche poste de traduction à Paris en entreprise, y compris à temps partiel ou en CDD, moyennant des prétentions démesurées : le SMIC (en somme, mes exigences n’ont pas varié au fil des mois). Au cours de mon épopée chez le Pôle-emploi, dimension parallèle engloutissant les explorateurs téméraires sous un torrent de paperasses et de procédures minutieuses frisant la bouffonnerie, les aimables serviteurs de la glorieuse mère patrie auréolée de radiance m’ont, avec leur mansuétude proverbiale, prodigué l’information suivante : faute d’avoir suffisamment exercé en France, je ne saurais accéder aux indemnités.

Pour l’heure, je n’escompte plus m’activer sur Transtextuel. Cette aventure bloguesque m’a permis de découvrir des horizons neufs et des personnes fort agréables. Pas un instant, je ne regrette le temps que j’ai consacré à ces réjouissances de plume et de réseautage.

Verbeusement vôtre,

C.P., auteur de Transtextuel

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Traduire sa profession en image

9 août 2009

Satisfaction du jour : enfin un avatar correct pour mon identité numérique. D’aucuns trouvent qu’il me correspond ; ces commentaires me réjouissent dans la mesure où cette photo représente ma main, mon bon vieux stylo plume et mon écriture !

Note : penser à pondre un billet sur la sensualité inégalable de l’écriture à la plume.

Mon logo actuel

Mon logo actuel

J’en profite pour renvoyer vers les judicieux conseils de Fadhila Brahimi sur le « Personal Branding [FR] » – à fouiller sans modération ! Sur une note souriante, les anglophones dotés d’humour peuvent consulter un billet résumant quelques points essentiels au moment de choisir l’image associée à leur nom sur Internet : « The power of a tiny picture (how to improve your social network brand)« . Les lecteurs attentifs constateront que j’ai pris certaines libertés envers cet avis, puisque je représente ma paluche au lieu de mon auguste trogne.

N’hésitez pas à partager vos trouvailles sur l’identité numérique par l’image.

The power of a tiny picture (how to improve your social network brand)


Twitter veut du bien à votre anglais

2 août 2009

Bref échange sur Twitter : je lis les diffusions de BloggingTipsCom ; l’auteur a demandé à ses abonnés quel était l’aspect le plus difficile de l’activité blogueuse. Après avoir remercié collectivement ses correspondants de leurs réponses, il a concocté un billet pour les commenter à son aise. La politesse et la cordialité s’inscrivant dans la stratégie commerciale, à mon tour, je me suis empressée de manifester ma gratitude à l’auteur par Twitter.

Que croyez-vous qu’il répondit ? « You’re welcome » ? Ou encore le visqueux « my pleasure« , le familier « np » pour « no problem« , un consternant « that’s ok« , voire un simple « yeah » ? Non, mon interlocuteur possède un tantinet plus de classe :

BT vers moi

Ici.

Réaction impeccable. La réplique idoine. Nous sommes deux personnes se connaissant peu, vaguement collègues par occasion, devisant sur le Net ; ni dans une soirée entre potes, ni dans une cérémonie protocolaire.

Je vous en rajoute une couche au passage sur les formules « thank you » et les réponses possibles. A tempérer toutefois selon les variables géographiques et culturelles – écueil inévitable au regard du nombre d’anglophones. Même si, en contexte informel, les maladresses ne prêtent guère à conséquence, la connaissance étendue et renouvelée chaque jour des codes sociaux permet d’appréhender les nuances de ces échanges. Si, par mél commercial d’entreprise à entreprise, mon interlocuteur me répondait « no sweat » ou, à l’inverse, une politesse exagérée, je risquerais fort d’en conclure qu’il se paie ma tête ! 🙂

J’en profite pour rebondir en insistant par ce billet sur une situation typique où s’illustre la variété des supports par lesquels s’imprégner d’une langue et en absorber les formulations usuelles. A titre personnel, les jeux vidéo en ligne participent à l’entretien de mon anglais – je consulte aussi des ressources plus sérieuses mais là n’est pas mon propos. En effet, le principe même de ces interfaces consiste à interagir avec les gens, lesquels bien souvent papotent en anglais sur les forums, les niouzlaiter, les blogs, le vocal ou le système de messagerie instantanée du jeu. A défaut de tournures élégantes, le lecteur digère un style de tous les jours ; par là même, il tisse une affinité naturelle, tremplin pour porter ensuite son apprentissage vers des contenus plus complexes. Pourquoi apprendre ne serait-il pas ludique ?

***

PS : mon Twitter se trouve sur http://twitter.com/Transtextuel


Vadrouillages estivaux et potins traductophiles

31 juillet 2009

Comme l’ignorent les abonnés de Transtextuel recevant uniquement la mise à jour des publications, je continue à peaufiner la rubrique « en vrac » à mes instants perdus. En outre, j’ai ouvert un onglet permanent d’invitation aux amoureux des langues. A propos d’invitation d’ailleurs, Ilaria m’a fait l’honneur d’héberger le portrait de ma boule de poils. Je ne résiste pas à la jubilation de vous régaler d’un autre félin de la maison, avec la dignité et la grâce propres à sa race.

On peut en douter, mais je vous assure que c'est bien un chat.

On peut en douter, mais je vous assure que c'est bien un chat.

Quelques nouvelles diversement fraîches côté réseautage et babillages :

Une aimable collègue esitienne me signale l’inauguration récente du blog des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel : ATAA.

Des classements inondent les gazouillis : Lexiophiles présente les 100 blogs linguistiques 2009 ici ;  le modérateur a récompensé les meilleurs blogs emploi et @css4design a entraîné un mini-buzz en publiant le Top 100+ des filles à suivre sur Twitter. Toujours pour évoquer l’emploi (oui, je poursuis mes recherches !), EspritRiche énonce ici quelques astuces à retenir dans le cadre des entretiens d’embauche.

Enfin, le crowdsourcing [définition] continue d’agiter le microcosme des traducteurs : la quête ô combien commune de prestations gratuites suscite un intérêt sans cesse renouvelé chez les particuliers et les professionnels, d’autant plus crispés que les donneurs d’ouvrage invoquent la crise pour réclamer des tarifs au rabais – certains métiers différents reçoivent aussi ces sollicitations répétées, à en croire les propos d’Isabelle.

blog des traducteurs-adaptateurs de l’audiovisuel

Butinages de convalescence

15 juillet 2009

Billet ultra-léger pour raconter un peu mes dernières promenades nonchalantes de convalescence, d’ailleurs je me reconstitue une santé en rédigeant et si vous voulez tout savoir, je me pourlèche.

La convalescence a du bon.

On ne saurait négliger le régime d'une convalescente.

Eolas, avocat blogueur de son état, nous régale de sa verve depuis des années ; les lecteurs assidus quoique néophytes y piochent vulgarisation juridique, terminologie et phraséologie. Bonne nouvelle aux traducteurs : une publication récente signale l’inauguration d’une catégorie de droit comparé entre systèmes français d’une part et américain d’autre part : « Iou Héssé« .

Dans les métiers de plume, impossible de se dispenser d’une veille attentive. Avec du retard, je relaie donc l’info : l’anglais intègre désormais 1 million de mots. J’espérais que « n00b » serait le vocable décisif, las! Il s’agira de « Web 2.0« . Du côté francophone, le Petit Larousse 2010 inclut désormais quelques nouveautés, à saluer notamment la courageuse introduction des termes Web 2.0, blacklister, buzz et surtout geek. Sur cette lancée, je vous propose de découvrir  une illustration amusante sur ce blog : geeks, chats et BD réunis – miamesque ! Ne quittons pas si vite le domaine de la bande dessinée : j’ai eu la joie de découvrir BD-répliques, avec illustrations et dialogues mythiques.

Enfin, en guise de salutation finale et de clin d’œil envers les geeks, ce site m’a secouée d’un fou rire irrépressible : bon jeu !


Babillages et peaufinages variés sur Transtextuel

5 juin 2009

Flaubert était bien coquet avec son gueuloir, mais s’imaginait-il vraiment qu’on allait le croire ? Il le savait, qu’il était inutile de gueuler les mots : les mots gueulent tout seuls. Il suffit de les écouter en soi.

A. Nothomb, dans Hygiène de l’assassin.

***

Le blog Transtextuel constitue une aventure des plus réjouissantes. La jubilation d’écriture qui transpire de mes verbiages et la délectation que m’inspirent les choix d’illustrations témoignent du plaisir que me procure cet espace.

A travers cette identité numérique, j’ai entretenu maintes causeries instructives et cordiales avec mes pairs traducteurs et aussi avec des personnes de divers horizons. Découverte de blogs, d’articles, de ressources, sans parler de réjouissantes relations par nymelle, voire autour d’un café… pour apprendre puis retransmettre ou tout simplement pour le régal de papoter avec des interlocuteurs affables autour de thèmes pourléchants. D’ailleurs, j’inaugure aujourd’hui une  catégorie et un tag correspondant à mon activité de bloggueuse en vue d’articles futurs.

Quelques modifications récentes :

« Ébauche de blog d’une traducteuse », ancien sous-titre, est devenu : « Babillages d’une traducteuse ».

Deux ajouts à signaler dans les onglets : l’initiative « chick litt » sur « en vrac » ; puis, sur « qu’est-ce », ma réponse anticipée aux ronchonneurs.

Ma page d’accueil devenant surchargée, je me suis retroussé les manches sur delicious. Vous y retrouverez les sites qui me plaisent. Références, blogs de traducteurs, de freelances, de conseils stratégiques, ressources diverses… sans oublier mes délires. J’en appelle à votre indulgence quant aux maladresses. Bien entendu, je nourris le dessein de compléter cet outil au fil de mes trouvailles et caprices.

Enfin, une annonce : je m’intéresse certes de près au freelancing, mais en tant qu’activité complémentaire à un poste salarié. Sans congédier d’un revers de main les informations précieuses à puiser chez mes aînés sur la vie d’indépendant, mes démarches d’emploi se portent de plus en plus vers les CDD et CDI en entreprise dans l’immédiat. Aussi faudra-t-il s’attendre à un contenu reflétant plus souvent cette évolution dans ma stratégie.

Achille Talon, par Greg

Plus oultre !

En espérant que Transtextuel continuera à vous procurer autant d’agrément qu’à moi !


Carnet de blog : les idées à croquer

1 mai 2009

Une idée lumineuse vient de m’inonder les neurones (ça m’arrive parfois après un carré de chocolat) : consacrer un carnet à mon activité de bloggueuse. Écrire à la main, quel archaïsme !

Mon carburant principal

Carburant principal de ce blog

Comme le serinent les traducteurs expérimentés, il faut coucher une trouvaille sur papier à la seconde où elle traverse l’esprit. Plus tard, c’est trop tard : l’oubli aura plongé cette brève illumination dans le néant éternel (vous aussi, vous remarquez que j’ai de l’avenir dans le style des romans de gare?).

Ces judicieux conseils s’appliquent à merveille à mon activité toute neuve de bloggueuse : en effet, au fil des échanges via le Net ou autrement, je pioche des tonnes de pistes et projets à concrétiser. Certes, beaucoup ne résisteront probablement pas à un examen approfondi, sans parler de la durée hélas non-extensible de mes journées. Néanmoins, qui sait si dans quelques jours, semaines ou mois, la relecture de ces notes ne va pas produire quelques délectables régals ?

Dotée d’un tempérament bouillonnant et plein d’audace (si, si), j’expérimente donc.

Matériel : 1 bic + un banal cahier 11 x 17 cm de 192 pages.

Principe : glisser facilement les objets en question dans une poche ou un sac pour les trimballer partout.

Présentation pratique :

  • Oui, j’ai numéroté les pages à la main. Épuisant labeur physique et intellectuel, je le confesse.
  • En page de garde : sommaire.
  • Chaque chapitre comporte 20 pages, sur lesquelles griffonner au gré des inspirations.
  • Intitulé du thème en haut de chacune des parties.
  • Tirets ou puces résumant l’idée ou le projet en 1 à 2 lignes.

Mes rubriques portent sur de futurs billets traitant divers aspects de mon métier ; l’amélioration technique et visuelle de mon site ; les stratégies de visibilité sur internet ; les concepts farfelus ou non de nouveaux blogs à vocation professionnelle ; un bilan des erreurs et des progrès de Transtextuel. Et d’autres encore …

D’ailleurs si vous avez des astuces à partager, j’écoute volontiers. J’ai bien conscience de n’avoir pas réinventé la poudre (ni la roue, ni le fil à couper le beurre). Je me trouve simplement emportée par la joie en contemplant mon nouveau petit compagnon et témoin dans cette aventure bloguesque ! 🙂