Saurez-vous améliorer mon français ?

25 juillet 2009

Que diriez-vous d’un jeu pour se délier la langue ensemble ?

Dans une frénésie saisonnière de rangement, j’ai exhumé de mes chemises cartonnées les lettres de motivation que j’expédiais jadis aux supermarchés dans l’espoir de financer mes vacances. Avec attendrissement et non sans franche rigolade, j’en ai relu les maladresses stylistiques et la fraîcheur naïve, le tout dactylographié manuscrit au stylo-plume.

L’aspect :

Extrait lettre motivation

Le contenu :

Madame, monsieur,

Mes études me laissent actuellement une durée conséquente, que je désire mettre à profit en travaillant.

Un poste de caissière me semble propice à réaliser ma première expérience de la vie en entreprise ; en effet, outre mon attirance pour les contacts humains, que l’atmosphère stimulante d’un supermarché permet de combler, j’apprendrai beaucoup du monde du travail en général, et du fonctionnement d’une grande surface en particulier.

Je suis bien consciente que mon manque d’expérience me fait défaut ; néanmoins, je pense que l’emploi de caissière nécessite, surtout, des qualités : aimabilité et politesse, rapidité, dynamisme et vigilance, plus que des diplômes. C’est pourquoi j’ose espérer que mon absence de références ne me défavorisera pas trop.

Enfin, je suis libre de tout engagement jusqu’à mi-octobre, et je me sens prête à participer à d’autres tâches que celle de caissière, si le besoin s’en fait sentir.

Dans l’attente d’une réponse, je vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Je m’inspire de cette trame pour rédiger mes candidatures actuelles aux supermarchés… les maladresses en moins. 😉

L’énormité qui me sidère le plus : « mon manque d’expérience me fait défaut« . Je n’en reviens pas d’avoir commis pareille bévue. Voir Lexilogos :

Faire défaut. [Le suj. désigne une chose ou une pers.] Manquer, nuire par son absence. Lorsque la nature faisoit défaut, elle avoit des fleurs artificielles (Balzac, Annette, t. 1, 1824, p. 60). Nous, non plus qu’aucun de ces alliés qu’il invoque, nous ne lui ferons assurément pas défaut (Musset, Revue des Deux-Mondes, 1833, p. 738).

Venons-en au propos intéressant peut-être mes lecteurs, que je présume  avides de précision et d’élégance dans la langue : 1) sauriez-vous identifier puis corriger mes erreurs horreurs ? 2) Avez-vous conservé ce type de documents et souhaitez-vous indiquer céans les perles agrémentant vos démarches d’emplois pour étudiants ?

Dans une frénésie saisonnière de rangement, j’ai exhumé de mes chemises cartonnées les lettres de motivation que j’expédiais jadis aux supermarchés dans l’espoir de financer mes vacances. Avec attendrissement, j’en ai relu les maladresses stylistiques et la fraîcheur naïve, le tout dactylographié au stylo-plume.

L’aspect :

Le contenu :

Madame, monsieur,

Mes études me laissent actuellement une durée conséquente, que je désire mettre à profit en travaillant.

Un poste de caissière me semble propice à réaliser ma première expérience de la vie en entreprise ; en effet, outre mon attirance pour les contacts humains, que l’atmosphère stimulante d’un supermarché permet de combler, j’apprendrai beaucoup du monde du travail en général, et du fonctionnement d’une grande surface en particulier.

Je suis bien consciente que mon manque d’expérience me fait défaut ; néanmoins, je pense que l’emploi de caissière nécessite, surtout, des qualités : aimabilité et politesse, rapidité, dynamisme et vigilance, plus que des diplômes. C’est pourquoi j’ose espérer que mon absence de références ne me défavorisera pas trop.

Enfin, je suis libre de tout engagement jusqu’à mi-octobre, et je me sens prête à participer à d’autres tâches que celle de caissière, si le besoin s’en fait sentir.

Dans l’attente d’une réponse, je vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.

Venons-en au jeu : sauriez-vous identifier puis corriger mes erreurs de forme ? A quoi ressemblaient vos propres lettres ?


Préjugés courants sur les traducteurs

30 mai 2009

Article réjouissant autant que didactique déniché sur Translationdirectory et dont l’auteur, Clint Tustison, rectifie quelques préjugés par trop répandus dans le petit monde des traducteurs et de leur clientèle. J’en propose ici une traduction de mon cru, avec bien entendu permission de l’intéressé et un lien vers son site.

***

Bien souvent, les traducteurs traversent des vicissitudes à cause de clients mal informés nourrissant une approche erronée du métier. A maintes reprises, il reviendra aux professionnels de rectifier ces opinions afin de balayer certains mythes récurrents.

Parmi les diverses idées reçues rencontrées au fil de mon parcours, j’en ai sélectionné 10 dans l’espoir que vous en apprécierez la lecture. Pourquoi ne pas exploiter cette liste pour aider vos partenaires à mieux saisir le fonctionnement de votre métier ?

1. Les traducteurs sont simplement des gens sachant parler deux langues ou davantage.

Ce mythe s’inscrit parmi les plus courants chez les profanes. Il ne suffit pas de connaître deux langues pour savoir traduire. A la surprise des non-initiés, cet exercice requiert des compétences autrement pointues.

2. Les traducteurs peuvent traiter n’importe quel contenu correspondant à une de leurs langues.

Les traducteurs compétents se spécialisent dans des secteurs ciblés, souvent corrélés ; ainsi, ils peuvent suivre les évolutions dans leur champ d’expertise et s’informer des tendances en vogue. A l’inverse, les traducteurs sans expérience ou médiocres déclarent volontiers qu’ils peuvent traiter n’importe quel document.

3. Traduire d’une langue vers une autre (ex. espagnol vers anglais) revient au même que l’opération inverse (ex : anglais vers espagnol).

Certains traducteurs travaillent avec efficacité dans les deux sens ; toutefois, ils sont relativement rares. Bien des clients s’imaginent que le travail est identique d’une langue à une autre, peu importe le sens. Or, chacun cultive une langue dominante ; le traducteur et son partenaire obtiendront des résultats bien supérieurs vers l’idiome principal.

4. Les traducteurs n’ont guère besoin de temps pour effectuer leur prestation.

Là encore, bien des clients s’imaginent que traduire représente un exercice facile au résultat quasi instantané. Un traducteur averti prendra soin d’expliquer à ses partenaires qu’une prestation de qualité ne saurait s’obtenir sans échéance adéquate.

5. Un locuteur de langue maternelle traduira toujours mieux qu’un locuteur ayant appris la langue.

Ce mythe s’apparente au n°1. Il ne suffit pas de parler sa langue maternelle pour garantir une prestation de qualité. Le métier de traducteur réclame le sens de la discipline ainsi qu’un solide apprentissage, alliés à une pratique constante. Un locuteur de langue maternelle ne saurait développer naturellement toutes ces qualités – voire une seule d’entre elles. Cette réalité semble échapper aux clients.

6. Les traducteurs apprécient que leur client modifie leur travail après la livraison.

Le traducteur qui a rédigé, révisé, retraduit et parachevé une commande ne voit assurément pas d’un œil favorable des modifications après livraison. Trop souvent, des personnes bien intentionnées en relation avec le client s’imaginent que le traducteur n’a pas su restituer un passage. Toutefois, presque à coup sûr, ces bonnes intentions se révèlent sans fondement réel. En conséquence, la qualité de la traduction s’en trouve altérée – sans oublier que la réputation du traducteur risque d’en souffrir.

7. Seuls les traducteurs affiliés à une corporation de professionnels sont fiables.

Maints traducteurs effectuent d’excellentes prestations sans s’être jamais affiliés à une quelconque corporation. Ces prétendues fédérations ne régissent pas l’intégralité de la profession sur Terre. Leurs critères d’évaluation ne représentent  qu’un cadre abstrait parmi d’autres. Quant à moi, j’estime qu’une liste de clients satisfaits constitue un indicateur bien plus fiable.

8. Les traducteurs peuvent aussi s’adonner à l’interprétariat.

Traduction et interprétariat ne sont pas synonymes : le traducteur exerce à l’écrit et l’interprète à l’oral. Les compétences sont bien différentes entre ces deux métiers.

9. Les traducteurs aiment travailler pour l’amour de l’art.

La plupart des traducteurs sont disposés à travailler bénévolement à l’occasion. Toutefois, ils n’en restent pas moins des praticiens ayant besoin de gagner leur vie. Chez la majorité d’entre eux, ce métier ne relève pas du hobby ; aussi est-il déplacé de leur demander des prestations à titre gracieux.

10. Un traducteur chevronné accepte n’importe quelle proposition de rémunération.

Les traducteurs compétents fixent une fourchette de tarif dont ils ne s’écartent guère. Régulièrement, les clients font jouer la concurrence entre professionnels dans l’espoir de remporter une prestation à moindres frais. Toutefois, lorsque la rémunération plonge trop, un traducteur averti préfère délaisser le contrat car il tirera meilleur parti de son temps autrement. En revanche, un novice (ou un traducteur moins compétent) accepte n’importe quel tarif. Auquel cas les clients obtiennent la prestation correspondant à leur barème.

***

Les critiques constructives sont terriblement bienvenues, je ne demande qu’à progresser.

Ah, un détail au passage. Saviez-vous que les traducteurs sont assimilés à des auteurs ? Le plagiat, c’est très facile, très vilain et ça peut rapporter gros… à votre victime. Aussi seriez-vous bien aimables, si vous diffusez ce texte, d’en indiquer l’auteur d’origine ainsi que la traducteuse.

Mille grâces.


Quand une bourde de traduction se hisse au rang des légendes

21 mai 2009

Parmi les phénomènes internet imputables aux geeks, citons les lolcats. De messagerie en forum, de liste de diffusion en nymelle, ces bestioles flanquées d’une légende à l’orthographe volontiers fantaisiste se sont glissées dans toutes les tanières de gamers.

Pas content, hein ?

Pas content, hein ?

Si la lassitude gagne les assidus, il n’en va pas de même parmi les moins initiés, au point que ce passe-temps sans prétention entre amateurs de pixels est devenu depuis belle lurette une opération commerciale.

Les lolcats – du moins les plus anciens – reflètent certaines allusions à des jeux vidéo (ici ou ici), à des joueurs célèbres (ici) et bien entendu à des références courantes, dont par exemple Dune, Matrix ou Star Wars.

En l’occurrence, concernant Star Wars, l’illustration de ce billet présente l’amusante caractéristique de miser doublement sur la culture geek : au lolcat se superpose une célèbre bourde de traduction qui a enchanté les spectateurs d’une version pirate du film. La quintessence d’un amateurisme frisant le chef-d’œuvre dans la catégorie « traductions créatives » se résume dans l’expression devenue mythique « do not want« . Je vous renvoie à cet excellent article décortiquant la genèse de cette légende à la postérité inattendue : des centaines, milliers, millions d’images et de plaisanteries autour de ces trois petits mots. Regrettable absence de droits d’auteur () : les estimables lettrés à l’origine de cet engouement, suivant la vocation du traducteur toujours discret, demeureront dans l’ombre de leur atelier tandis que le fruit de leur labeur continue de se répercuter sur la Toile, à la liesse des internautes.

Darth Vador alias Daxi Weida alias Reaching the west of reaches pouvait-il rêver d'un tel succès ?

Darth Vador alias Daxi Weida alias Reaching the west of reaches pouvait-il rêver pareil succès ?

A quand une décoration en hommage au « traducteur » inconnu ? (si vous avez des suggestions quant à sa matérialisation, envoyez… )


La langue dorée des trolls

22 avril 2009

Un commentaire est apparu hier soir sur mon blog. Il était classé comme « spam » mais je trouverais fort dommage d’effacer ce monument.

Les trolls ne sont pas forcément verts et poilus. Du moins, en apparence.

Les trolls ne sont pas forcément verts et poilus. Du moins, en apparence.

Un œil averti y reconnaît du grand art, un bijou, un chef-d’œuvre de style trollesque. Force m’est de m’incliner devant cette maîtrise rare du noble sport des forums, wikis et listes de diffusions. Ca mériterait presque une médaille en chocolat, du moins une citation honorifique céans.

Les moins avertis se demanderont probablement le rapport entre mon propos et les créatures ci-dessous, dont le palais raffole de Hobbits dodus en mal d’aventures.

Le Bilbo flatte les papilles trollesques.

Le Bilbo flatte les papilles trollesques.

Je livre la clef du mystère : un troll désigne sur le ouaibe un message, une discussion ou par extension une personne dont les paroles se caractérisent par leur volonté de provocation, de mauvaise foi, d’invectives et surtout leur prédilection envers la quête éternelle du point Godwin.

Je vous renvoie à cette excellente page analysant la troll-attitude : le troll-o-mètre. Voilà qui, je l’espère, édifiera mes lecteurs sur l’émerveillement qui me transporte devant le style et la maîtrise du commentaire cité en introduction ! Les espaces de débat sur le Net pullulent de jargon spécifique : troll, flood, flam, spam, fake, taunt, pull, newbie (newb, nioube, noob), leet (1337), epic win, epic fail, spoil, lol (lmao, rofl, olol, lolilol, kikoolol, lul, luls, lulz, laul…), rock (rox, roxxor), suck (sux, suxxor), whine (ouin ouin), amha (imo, imho et autres afaik, ou iirc), poidh, quote war, NSFW – sans parler des émoticônes… j’en méconnais, j’en oublie, j’en ignore moult. Je me soigne néanmoins en fréquentant assidument cette curieuse faune, à laquelle j’ose clamer mon appartenance au péril de ma vie. L’usage intensif de l’anglais en la matière ne me trouble pas :  en tant que technicienne, je constate  là un fait de langue. A d’autres le soin de pleurnicher d’arbitrer.

Je livre ici à titre d’information mes deux termes favoris :

« pwnd » (pwnage, pwned, pwn), var. owned : renvoie à l’idée de défaite cuisante d’une part et de victoire éclatante de l’autre. L’usage est volontiers ironique. Une simple recherche gougueule renvoie à une foultitude d’images expressives. Je propose ce lien anglais à titre d’éclaircissement.

« plussoyer » (plussoiement), var. +1 : approuver un propos précédemment publié. Voir explications. Note : maintes interfaces estiment qu’un message comportant simplement « +1 » ou « je plussoie » constitue un flood.

Encore du grain à moudre pour les terminologues et autres adeptes de recherches sur les sociolectes ! Et longue vie aux trolls de qualité ! ^^/

***

Edit en bonus : Un billet consacré aux trolls sur le dictionnaire du futur (voir article du « Monde »). Sans oublier bien entendu son Twitter !


Client cherche son traducteur charmant : préludes éloquents

4 avril 2009

Je vous adresse mes compliments : si vous lisez ce billet, j’en conclus que vous possédez le bon sens de vous renseigner avant de conclure un partenariat et le bon goût de visiter ce blog fabuleux, parmi les 486.000 résultats Google produits avec « cherche traducteur ».

Quelle perte de temps d’éplucher les missions aux intitulés obscurs ! Les informations floues desservent autant l’offre que la demande. Ni chez les clients, ni chez les indépendants, l’ère des clones interchangeables n’est encore à l’ordre du jour – en matière de traduction du moins.

Il ne fait aucun mystère qu’une annonce limpide promet une réponse plus rapide, mieux ciblée, mieux adaptée aux exigences du texte. Un clin d’œil suffit aux prestataires pour trier les offres en fonction de leur disponibilité, de leurs compétences et de leurs attentes. Cette stratégie recèle un gain de temps et d’efficacité précieux : de quoi démarrer dans la sérénité un partenariat fructueux avec votre traducteur.

Il convient de s'exprimer clairement

La clarté des formulations préside à l'harmonie sociale.

Les chevronnés n’apprendront rien de ce billet. Je propose ci-après aux moins expérimentés quelques suggestions sur l’art de libeller une offre à l’adresse de traducteurs indépendants :

Dans l’intitulé :

– La combinaison recherchée : la langue-source (l’original) et la langue-cible (la langue de traduction). Exemple : Coréen vers Allemand.

– La spécialisation voulue le cas échéant : pharmacie, poésie, aviation…

Il suffira d’un regard aux lecteurs pour savoir s’ils sont concernés : Cherche traducteur Coréen > Allemand – Téléphonie ; ou encore Cherche relecteur Grec > Brésilien – Astronomie. Si votre document ne comporte aucun vocabulaire spécifique, indiquez succinctement le modèle auquel il correspond – voir point 4.

Dans le contenu de l’annonce, songez à formuler ces informations indispensables :

  1. Le nombre de mots à la centaine près. Ex : 12.500 mots. A défaut, le nombre approximatif de pages.

  2. L’échéance pour rendre le travail. Ex : le 30 avril 2050 à 20:00 GMT+1. Oui, en cas d’heure déterminée, le fuseau horaire est nécessaire… les expatriés sont nombreux dans la profession.

  3. Le tarif ou la fourchette de tarif que vous proposez. Ex : tant par mot. Ou : forfait de tant pour l’ensemble. Attention à la devise.

  4. Le support et/ou le format. S’agit-il d’un article de presse ? D’un blog personnel ? D’un site commercial ? D’une chanson ? D’un mode d’emploi ? D’une lettre ?

  5. Les contraintes de livraison. Comment le traducteur recevra-t-il votre commande ? Quels logiciels doit-il posséder et maîtriser ? Comment vous renverra-t-il la commande ? Doit-il disposer d’un fax, d’un accès internet,  d’un matériel précis (scanner…) ou encore d’un logiciel à spécifier ?

  6. La méthode de paiement. Il faut absolument tirer au clair cette question avant de conclure le contrat : paypal et assimilés, chèque, mandat cash, virement… Le nerf de la guerre ne saurait se traiter à la légère.

  7. Vos préférences éventuelles avec leur degré d’importance : maîtrise de tel programme informatique, parcours professionnel, expérience dans tel domaine, compétences accessoires diverses, centres d’intérêt… essentiel, préférable…

  8. N’omettez pas de décliner votre identité, votre région, vos coordonnées… 🙂

Je vous invite enfin à consulter ce billet portant sur les relations entre clientèle et indépendant.

Ces démarches vous semblent-elles fastidieuses ? En vérité, je me dois de vous donner raison. Indubitablement.  J’ose une humble nuance :  je pense que consacrer une heure à se renseigner puis bien construire une annonce destinée à mes collègues préviendra maintes déconfitures, déconvenues et des pas mûres : ping-pong chronophage de questions-réponses entre traducteur et client ; absence de réactions pertinentes à l’offre, voire de réactions tout court ; traduction finale inadaptée aux attentes ; travail de qualité médiocre (ô joie, reprendre les démarches pour dénicher un autre traducteur !) ; malentendus discutablement cocasses concernant la livraison ou le règlement ; présidant à ces réjouissances, une merveilleuse ambiance d’exaspération, parfois réciproque. Suite à ces aventures, le truculent Capitaine Haddock lui-même s’ébrouerait de fierté à la vue de votre… heu… dynamisme mordant.

Clic pour visualiser l'original !

Je ne demande pas mieux qu’améliorer cet article à travers vos contributions publiques ou par mél (transtextuel at gmail point com) !

NB : la courtoisie élémentaire, si vous souhaitez mentionner ce billet, consiste à en indiquer l’auteur, à savoir Transtextuel, ainsi que le lien-source (ici). Mille grâces.


Ecrire en français, tu peux pas test

29 mars 2009

Parmi les décalages toujours festifs entre profanes de la langue et traducteurs pros, cette remarque m’est régulièrement adressée :

– Tu fais quoi comme métier ?
– Traductrice.
– Ah, tu parles bien anglais alors !
– Non, j’écris bien français.

La conversation s’interrompt habituellement à ce stade ; j’imagine que l’interlocuteur en conclut que je suis une douce dingue (il paraît que c’est l’effet que je produis en général, d’ailleurs). A vrai dire, mon capital-sympathie lors des rencontres mondaines souffrirait assurément d’un cours soporifique sur le bien-écrire. Mieux vaut détourner avec cordialité la discussion sur l’hospitalité de l’hôtesse et l’excellence de son saumon fumé, si, si reprenez-en, il est merveilleux. Dans le cadre de ce blog de traduction en revanche, c’est avec audace que je le clame hardiment et non sans témérité à la face de mes lecteurs qui s’y promènent à leurs risques et périls : être locuteur d’une langue ne suffit pas à la maîtriser. Vous en doutez ? Évaluez donc vos connaissances en vous confrontant à ce genre d’ouvrage pour pinailleurs professionnels, si vous l’osez !

Le français. Tu peux pas test.

Le français. Tu peux pas test.

Non, ils ne me versent aucun pourcentage. N’empêche que c’est un pavé à garder chez soi et à consulter sans atermoiements.

J’en profite pour glisser ce site sur la ponctuation française mine de rien (les règles s’oublient vite).

N’hésitez pas à partager vos trouvailles pour moins ou mieux faire les malins une fois que vous avez rangé vos pantoufles de vair au placard et votre citrouille au frigo.


Rillettes rieuses

28 février 2009

Lors d’une petite session de rangement, j’ai eu la joie de retrouver d’anciennes traductions de mon cru, il y a longtemps, longtemps, en prépa littéraire.

Je ne résiste pas au plaisir de partager cette hilarité :

Opinion de la prof de l'époque sur ma production

Opinion de la prof de l'époque sur ma production

Je vous livre ici le devoir tel qu’il fut assass… corrigé. Les italianisants en riront et les profanes constateront le rouge qui macule ma copie.

L’original, noble plume :

redim-11

Ma prose – ou plutôt mon massacre ?

redim-21

redim-3

redim-4