Gastronomie des méandres : la productivité

Je préfère amplement le chocolat aux cacahuètes, mais je propose un consensus :

Rien de tel qu'une diététique bien pensée !

Rien de tel qu'une diététique bien pensée !

Recette sur ce site (cela constitue un subtil message pour une invitation de votre part à la dégustation).

Question valant son pesant de chocolat et de cacahuètes à la fois : combien de temps pour combien de mots ? Bien malin qui saura formuler la réponse universelle !

Les pistes se brouillent selon la nature du texte, la maîtrise du sujet et/ou les recherches à entreprendre, les logiciels, la formation… et autres atouts en interaction avec le document. Les variables sont légion : un traducteur m’a affirmé plancher depuis une semaine sur un sonnet de Mallarmé. Une dame m’a conté que certains rapports financiers se fondant sur une terminologie figée, un logiciel de TAO bien nourri accompagné d’une supervision efficace permet de pondre consciencieusement 80k mots en un tournemain. Hors ces extrêmes, les informations pêchées de-ci de-là font état de fourchettes variant entre 1.5 et 8k/jour. A titre informatif, l’examen final de l’ESIT consiste à traiter environ 1000 mots en 3 heures. En mai 2007, les étudiants ont reçu une partie de cette étude en traduction économique ; l’épreuve de traduction technique, versant médical, portait sur un article d’Aventis Magazine. Deux profs ont évoqué un rythme de 15 à 20 p/j pour vivre correctement. Une autre a indiqué que sa vitesse de croisière s’approchait de 5 p/j voire 8 après digestion complète de la terminologie. Selon une autre encore, la moyenne se situe aux alentours de 10 p/j. Et vous ?

La problématique devient particulièrement délicate en contexte pro, où les donneurs d’ouvrage recherchent qui pourra bosser le plus vite, le plus mieux et le plus pas cher à la fois – et cent balles et un mars, si possible. Au point d’en perdre parfois le sens des réalités. Une étudiante avait déniché au CIDJ une offre d’emploi « Recherche traducteur, capacité de travail : 8.000 mots par jour, rémunération : [risible]« . Plus généralement, les pros semblent souvent confrontés à des commandes urgentissimes. Mystère que je ne m’explique pas et dont je suis curieuse de connaître les raisons. Si un honorable lecteur avait la bonté de m’initier…

Dans l’affaire, il appartient au traducteur de jauger s’il est effectivement capable de traiter le texte dans les délais impartis, sans piétiner la qualité et en fonction de ses disponibilités. Nous ne sommes pas égaux devant le sommeil… ni devant grand-chose, à y bien songer.

Vos réflexions et expériences sur le sujet sont plus que bienvenues.

Note : une page = 250 mots ou 25 lignes pour le tout-venant et 300 mots ou 30 lignes dans le technique. Convention sujette à débat, supputé-je.

Ajout 26 avril : hilarante offre d’emploi : 12.000 mots /jour pour 0.04$. Alléchant ?

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