Que diriez-vous d’un jeu pour se délier la langue ensemble ?
Dans une frénésie saisonnière de rangement, j’ai exhumé de mes chemises cartonnées les lettres de motivation que j’expédiais jadis aux supermarchés dans l’espoir de financer mes vacances. Avec attendrissement et non sans franche rigolade, j’en ai relu les maladresses stylistiques et la fraîcheur naïve, le tout dactylographié manuscrit au stylo-plume.
L’aspect :
![]()
Le contenu :
Madame, monsieur,
Mes études me laissent actuellement une durée conséquente, que je désire mettre à profit en travaillant.
Un poste de caissière me semble propice à réaliser ma première expérience de la vie en entreprise ; en effet, outre mon attirance pour les contacts humains, que l’atmosphère stimulante d’un supermarché permet de combler, j’apprendrai beaucoup du monde du travail en général, et du fonctionnement d’une grande surface en particulier.
Je suis bien consciente que mon manque d’expérience me fait défaut ; néanmoins, je pense que l’emploi de caissière nécessite, surtout, des qualités : aimabilité et politesse, rapidité, dynamisme et vigilance, plus que des diplômes. C’est pourquoi j’ose espérer que mon absence de références ne me défavorisera pas trop.
Enfin, je suis libre de tout engagement jusqu’à mi-octobre, et je me sens prête à participer à d’autres tâches que celle de caissière, si le besoin s’en fait sentir.
Dans l’attente d’une réponse, je vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Je m’inspire de cette trame pour rédiger mes candidatures actuelles aux supermarchés… les maladresses en moins.
L’énormité qui me sidère le plus : “mon manque d’expérience me fait défaut“. Je n’en reviens pas d’avoir commis pareille bévue. Voir Lexilogos :
♦ Faire défaut. [Le suj. désigne une chose ou une pers.] Manquer, nuire par son absence. Lorsque la nature faisoit défaut, elle avoit des fleurs artificielles (Balzac, Annette, t. 1, 1824, p. 60). Nous, non plus qu’aucun de ces alliés qu’il invoque, nous ne lui ferons assurément pas défaut (Musset, Revue des Deux-Mondes, 1833, p. 738).
Venons-en au propos intéressant peut-être mes lecteurs, que je présume avides de précision et d’élégance dans la langue : 1) sauriez-vous identifier puis corriger mes erreurs horreurs ? 2) Avez-vous conservé ce type de documents et souhaitez-vous indiquer céans les perles agrémentant vos démarches d’emplois pour étudiants ?
Dans une frénésie saisonnière de rangement, j’ai exhumé de mes chemises cartonnées les lettres de motivation que j’expédiais jadis aux supermarchés dans l’espoir de financer mes vacances. Avec attendrissement, j’en ai relu les maladresses stylistiques et la fraîcheur naïve, le tout dactylographié au stylo-plume.
L’aspect :
Le contenu :
Madame, monsieur,
Mes études me laissent actuellement une durée conséquente, que je désire mettre à profit en travaillant.
Un poste de caissière me semble propice à réaliser ma première expérience de la vie en entreprise ; en effet, outre mon attirance pour les contacts humains, que l’atmosphère stimulante d’un supermarché permet de combler, j’apprendrai beaucoup du monde du travail en général, et du fonctionnement d’une grande surface en particulier.
Je suis bien consciente que mon manque d’expérience me fait défaut ; néanmoins, je pense que l’emploi de caissière nécessite, surtout, des qualités : aimabilité et politesse, rapidité, dynamisme et vigilance, plus que des diplômes. C’est pourquoi j’ose espérer que mon absence de références ne me défavorisera pas trop.
Enfin, je suis libre de tout engagement jusqu’à mi-octobre, et je me sens prête à participer à d’autres tâches que celle de caissière, si le besoin s’en fait sentir.
Dans l’attente d’une réponse, je vous prie d’agréer, madame, monsieur, l’expression de mes sentiments distingués.
Venons-en au jeu : sauriez-vous identifier puis corriger mes erreurs de forme ? A quoi ressemblaient vos propres lettres ?
Publié par transtextuel 










